Les réseaux mobiles 2G et 3G, déployés respectivement dans les années 1990 et 2000, ont accompagné le développement de la téléphonie mobile et des premiers services de données mobiles. Cependant, avec l’avènement des technologies plus récentes, la 4G puis la 5G, qui offrent des débits plus élevés, une sécurité renforcée et une meilleure efficacité énergétique, ces anciennes générations sont progressivement abandonnées par les opérateurs. En France métropolitaine, les opérateurs ont programmé l’arrêt progressif des réseaux 2G et 3G entre 2026 et 2029, au profit des réseaux 4G et 5G.
Pour les organisations publiques et privées, cette transition représente un enjeu stratégique : certains terminaux et équipements, notamment anciens ou industriels, peuvent ne plus fonctionner une fois les réseaux 2G/3G éteints. Anticiper cette évolution permet de préserver la continuité des communications, d’assurer la compatibilité des systèmes et d’éviter des ruptures de services coûteuses ou pénalisantes.
Pourquoi les réseaux 2G et 3G sont arrêtés
Les impacts pour les entreprises et collectivités
Téléphones professionnels et appareils mobiles
La majorité des smartphones et terminaux récents utilisent aujourd’hui la 4G ou la 5G pour la voix et les données. Toutefois, certains appareils plus anciens ou certains modèles « minimalistes » ne sont pas compatibles avec ces technologies. Une fois les réseaux 2G/3G éteints, ces terminaux ne pourront plus passer d’appels, envoyer de messages ou accéder aux services mobiles, ce qui peut affecter la mobilité des équipes, la disponibilité des lignes dédiées ou encore l’accès aux outils métiers mobiles.
Objets connectés et systèmes industriels
De nombreux objets connectés (IoT) et dispositifs industriels ont été conçus pour utiliser les réseaux 2G ou 3G : capteurs, alarmes, télésurveillance, systèmes de télémétrie, terminaux de paiement, téléalarmes d’ascenseurs, etc. Leur dépendance aux anciennes générations de réseaux implique que sans adaptation ou remplacement, ces équipements pourront perdre leur fonctionnalité de communication à l’horizon 2026-2029.
Pour les établissements publics et privés, ce point est particulièrement critique, car ces objets jouent souvent un rôle dans la sécurité, la maintenance ou la continuité d’activité des infrastructures.
Comment préparer la migration vers la 4G et la 5G
Faire un inventaire des équipements concernés
La première étape consiste à établir un audit détaillé des terminaux, objets connectés et équipements mobiles encore dépendants des réseaux 2G ou 3G. Cette analyse doit recenser non seulement le type d’appareil, mais aussi son usage, sa criticité et son rôle dans les opérations quotidiennes. Elle permet de hiérarchiser les actions de remplacement ou de mise à niveau, en donnant la priorité aux appareils essentiels à la communication, à la sécurité ou au bon fonctionnement des services. Un audit précis facilite également la planification budgétaire et opérationnelle, tout en minimisant les risques d’interruption lors de la migration vers des réseaux plus récents.
Vérifier la compatibilité des appareils
Il est essentiel de vérifier que les smartphones, tablettes, modems ou routeurs sont compatibles avec la VoLTE (Voice over LTE) pour la voix sur 4G, ou avec les réseaux 5G afin d’assurer une continuité optimale des communications. Cette vérification concerne à la fois les modèles récents et les terminaux plus anciens susceptibles d’être encore utilisés dans l’entreprise ou la collectivité. Dans certains cas, une simple mise à jour logicielle peut suffire à rendre un appareil compatible avec ces technologies modernes, évitant ainsi un remplacement complet. Cependant, pour des équipements plus anciens ou des périphériques critiques, le passage à un matériel pleinement compatible reste souvent la solution la plus fiable pour garantir la qualité et la sécurité des communications.
Planifier le remplacement ou la mise à niveau
Pour les équipements qui ne peuvent pas être mis à jour, il est indispensable d’anticiper leur remplacement avant l’arrêt définitif des réseaux 2G et 3G afin de prévenir toute interruption de service. Cette planification doit s’inscrire dans la stratégie globale de gestion du parc mobile, en évaluant l’impact sur la productivité des équipes, la sécurité des communications et la continuité des services essentiels. Il est recommandé d’établir un calendrier de migration progressif, priorisant les terminaux critiques pour les opérations quotidiennes et les appareils utilisés dans des contextes sensibles, afin de garantir une transition fluide et sans risque pour les utilisateurs.
Choisir des solutions robustes et évolutives
L’adoption de solutions multi‑opérateurs, combinée à une planification rigoureuse des services mobiles sur les réseaux 4G et 5G, permet d’assurer une couverture étendue et continue, même dans les zones où la qualité du signal peut varier. Cette approche renforce la résilience des communications, limite les interruptions et offre une flexibilité adaptée aux besoins spécifiques des entreprises modernes, qu’il s’agisse de collaborateurs en déplacement, de sites distants ou d’environnements critiques pour la continuité des opérations.
Les bénéfices d’une migration anticipée
Préparer la transition vers la 4G et la 5G présente des avantages significatifs :
- Continuité des communications mobiles, même dans des zones où la couverture 2G/3G disparaît
- Amélioration des performances réseau, avec des vitesses de donnée élevées et des latences plus faibles
- Renforcement de la sécurité des échanges, grâce à des protocoles modernes et mieux protégés
- Réduction des risques d’interruption de services critiques, en particulier pour les dispositifs IoT et les terminaux professionnels
En anticipant ces changements, les entreprises et les collectivités peuvent éviter des coûts de dernière minute et assurer une transition fluide vers des technologies pérennes.